Sunday, December 13, 2015

Gaudete Sunday & Opening Door of Mercy, 3rd Sunday Advent (Yr “C”)— December 13, 2015, Ottawa's Notre Dame Cathedral Basilica: “Rejoice with All Your Heart!”


Basilique-cathédrale Notre-Dame – Ottawa, Ontario
 Dimanche de la Joie et Ouverture de la Porte de la Miséricorde
Troisième dimanche de l’Avent (Année ‘C’) – le 13 décembre 2015
‘’Réjouis-toi et exalte ta joie de tout ton cœur ’’
[Textes : Sophonie 3, 14-18a (Isaïe 12); Philippiens 4, 4-7; Luc 3, 10-18]

Chers frères et sœurs dans le Christ,


Aujourd’hui, je veux partager quelque chose avec vous : j’ai besoin de miséricorde. Oui, vous avez bien entendu, votre évêque a besoin de miséricorde. J’ai besoin de me faire pardonner par ceux et celles que j’ai blessé ou offensé. J’ai besoin de me faire pardonner par ceux et celles à qui j’aurais dû accorder plus d’aide. J’ai surtout besoin de recevoir le pardon de Dieu. Je vous demande pardon et je prie Dieu de m’accorder sa miséricorde.



Je sais que vous ressentez probablement quelque chose de semblable . Nous sommes tous et toutes dans la même situation. Nous avons tous besoin de guérison, et dans notre cœur et dans notre esprit; nous avons tous besoin de cette guérison que seul le pardon peut nous apporter. Un des grands dangers qui nous guette, c’est de toujours vouloir remettre à plus tard, de négliger de demander pardon malgré le fait que nous ressentions ce besoin. Cela tient au fait que nous avons peur de nous humilier ou de nous faire réprimander.

Parfois on remet cela en se disant qu’on demandera pardon plus tard, que ce n’est peut-être pas nécessaire après tout, que c’est maintenant trop tard ou qu’on ne sera pas pardonné de toute façon.
Ne tombons pas dans ce panneau. N’adoptons pas ces façons de penser. La miséricorde de Dieu d’adresse à tous. Dieu veut que toute personne s’avance vers lui en toute quiétude, sans crainte, avec confiance.

La miséricorde de Jésus est tendre et compatissante. C’est maintenant le temps de s’approcher de lui; il n’est jamais trop tard; il pardonne toutes choses. Laissons-le  nous guérir, nous libérer de nos soucis, nous accorder sa paix.


Il est de notre devoir de penser à ceux et celles qui aimeraient bien se faire pardonner mais qui croient que le pardon leur sera refusé, que quelqu’un leur dira d’aller paître ailleurs. Si vous connaissez quelqu’un qui se trouve dans cette situation, s’il vous plaît, je vous en supplie, encourager-la à venir ici, à la cathédrale, à venir passer par la Porte de la miséricorde que nous venons d’ouvrir aujourd’hui. Ou bien encouragez-les à se rendre dans leur paroisse et à célébrer le sacrement de Réconciliation.

Cette Année de la Miséricorde est un véritable cadeau qui nous est offert, tout particulièrement à ceux et celles parmi nous qui avons désespéré de se faire pardonner. Le pardon de nos fautes est un des plus beaux cadeaux que nous puissions recevoir. Nous savons tous que le pardon est un don gratuit; on ne peut l’exiger ou le marchander. Jésus nous a dit qu’il accordera volontiers son pardon à toute personne qui le lui demande avec sincérité.




Le pape François nous invite non seulement à chercher miséricorde mais à devenir également miséricordieux pour les autres; il nous demande de voir comment nous pouvons nous montrer miséricordieux envers les autres. Cette Année de la Miséricorde qui nous est donnée est un temps sacré, un temps pendant lequel nous sommes appelés à bâtir des ponts, à redresser les chemins tortueux, à renouveler  notre relation avec les personnes avec qui nous nous sommes brouillées ou éloignées. C’est un temps qui nous est donné pour guérir ce qui ne va pas dans notre famille, avec nos amis. C’est un temps d’accueil, un temps de manifester la tendresse de Dieu qui nous habite.

Se faire miséricordieux c’est aussi venir en aide à ceux et celles qui sont dans le besoin. L’Église parle d’œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles – il s’agit de manières concrètes d’aider les autres. La miséricorde est bien davantage qu’un petit chaud au cœur; elle doit se traduire en un ferme engagement à rendre service aux autres, à aider les autres.



Cette Année de la Miséricorde s’ouvre en plein temps de l’Avent, alors que les Écritures nous parlent de préparer la Voie au Seigneur. Jean le Baptiste demande au peuple de rendre droit les chemins tortueux afin que tout être vivant puisse voir le salut de Dieu. Cela veut dire que nous devons nous préparer à accueillir Jésus dans notre foyer, au travail, dans les soubresauts  de notre vie de tous les jours.




Dans le passage de l’Évangile que nous venons d’entendre Jean le Baptiste demande aux foules, aux collecteurs d’impôts, aux soldats de changer leurs manières d’entrer en relation les uns avec les autres. Tout comme Jésus le fera après lui, Jean allait proclamant la conversion (un changement d’esprit et de cœur) à tous ceux qui s’approchaient de lui près des rives du Jourdain. Les divers groupes de personnes cherchaient à savoir qu’elles seraient les effets pratiques de la conversion dans leur vie (‘Que devons-nous donc faire ?’).

Jean le Baptiste leur répondait par des exemples concrets qu’ils pouvaient mettre en pratique dans leur vie de tous les jours :

Les personnes qui avaient des biens matériels étaient invités  à partager avec celles qui étaient dans la pauvreté (‘Celui qui a deux vêtements, qu’il partage avec celui qui n’en a pas ; et celui qui a de quoi manger, qu’il fasse de même !’).


Il invitait les collecteurs d’impôts – ceux-là même que les juifs détestaient car il les soupçonnait de collaborer avec l’armée romaine et de s’enrichir à leur dépend- à rétablir de bonnes relations avec leurs compatriotes. Évitez la corruption… (‘N’exigez rien de plus que ce qui vous est fixé’).

Aux soldats enrôlés dans l’armée d’Hérode Antipas – et qui servait de police aux collecteurs d’impôts – il leur demande de cesser de maltraiter les gens. À cette époque les soldats étaient souvent mal payés;  ils cherchaient souvent à renflouer leurs poches par l’intimidation ou la collaboration avec les collecteurs d’impôts. Au lieu de cela, le précurseur de Jésus leur demande de se rappeler qu’ils sont fils d’Abraham et qu’ils doivent observer les septième et huitième commandements (‘ne point extorquer d’argent par la violence  ni  accusez personne à tort…’). Le dernier message que Jean adresse aux soldats ‘contentez-vous de votre solde’ parait être en lien avec le dixième commandement qui prescrit au peuple de Dieu de ne point convoiter le bien des autres.


Luc résume enfin le témoigne de Jean de cette façon : ‘Par beaucoup d’autres exhortations encore, il (Jean) annonçait au peuple la Bonne Nouvelle’.

L’évangéliste savait de par sa propre expérience de vie que la conversion qui s’opère dans le cœur de toute personne qui écoute l’appel du messager de Dieu qui nous appelle à vivre selon les préceptes du Seigneur, et qui y donne suite,  est bonne nouvelle pour lui-même et pour le monde.  Et cette Bonne Nouvelle est source de grande joie.


Il n’est donc pas surprenant de voir que Luc a mis, dans son évangile, davantage l’accent -– plus que tout autre évangéliste –sur la joie qui survient dans le cœur d’une personne qui cherche à vivre selon les enseignements de Jésus et de Jean, son précurseur.

Dans sa lettre aux Philippiens, Jean exhorte les nouveaux convertis à vivre dans la joie car le retour du Seigneur est proche : ‘Soyez toujours dans la joie du Seigneur ; je le redis : soyez dans la joie.  Que votre bienveillance soit connue de tous les hommes’.



Nous retourner vers Dieu, lui demander de nous guérir en nous accordant son pardon, sont autant de moyens qui nous sont donnés d’accueillir Jésus dans notre vie. Nous ne sommes pas à notre première Année sainte. Il y en a eu d’autres. Chacune nous a donné l’occasion de nous rapprocher davantage de Dieu et d’obtenir miséricorde.


L’Église permet qu’en ces années de grâce il soit possible pour nous d’obtenir des indulgences spéciales qui viennent nous guérir complètement de nos fautes. Le pape François a fait de même en cette Année de la Miséricorde. Ouvrons notre cœur et permettons à la miséricorde de Dieu de venir parfaire en nous ce qui a besoin d’être amélioré afin que nous puissions nous-mêmes devenir porteurs de miséricorde et annonceurs de bonne nouvelle aux autres.



Le troisième dimanche de l’Avent est appelé ‘Le dimanche de la joie ‘ (le mot joie vient du mot latin Gaudete que l’on retrouve dans l’antiphone  d’entrée).  Aujourd’hui les vêtements liturgiques de couleur rose viennent mitiger quelque peu l’aspect pénitentiel de prennent ces jours de l’Avent. Il y a une bonne raison pour cela. Dans à peine douze jours, ce sera Noël…nous serons à célébrer la venue du Seigneur !

De nos jours, plusieurs personnes perçoivent les enseignements de Jésus et de l’Église comme étant un cumul de prescriptions morales. Ils n’y perçoivent pas la Bonne Nouvelle et s’en éloignent. Les lectures de ce dimanche nous invitent à y voir autre chose, à voir les choses autrement. Les précurseurs et les prophètes ont un rôle important à jouer dans l’annonce de la Bonne Nouvelle du Christ, de celui qui apporte amour, paix et joie au monde. Rappelons-nous toutefois que la conversion n’est pas une condition pour accueillir le message de Dieu mais en est plutôt la conséquence.


 Puisse l’annonce de la venue du Christ être pour vous tous source de paix et la joie, aujourd’hui et pour toujours.  C’est la grâce que je vous souhaite. Amen.


Friday, December 11, 2015

Immaculate Conception Solemnity, the Opening of the Year of Mercy, and the Conferral of Papal Honours

Ouverture de l’Année de la Miséricorde
à la Basilique-cathédrale Notre-Dame d’Ottawa
accompagnée de la remise de décorations papales
en la solennité de l’Immaculée Conception, le 8 décembre 2015


MARIE, MODÈLE DE RÉCONCILIATION ET DE MISÉRICORDE
[Textes: Genèse 3,9-15,20; Psaume 97(98); Éphésiens 1,3-6,11-12; Luc 1,26-38]


Chers frères et sœurs dans le Christ,

En mon nom, et au nom de tous les fidèles rassemblés ici ce soir en la solennité de l’Immaculée Conception, je voudrais d’abord, en début de cette célébration, souhaiter une bienvenue bien spéciale aux familles, aux amis, aux membres des Communautés religieuses qui accompagnent les personnes qui recevront une décoration papale au terme de cette Messe.


Nous nous réjouissons tous avec vous alors que vous sont décernées ces honneurs bien mérités. Comme le dit si bien saint Paul en parlant du Corps du Christ : ‘si un membre est à l’honneur, tous partagent sa joie’ (1 Corinthiens 12, 26).

En ce début de l’Année de la Miséricorde, nous célébrons l’immaculée Conception de la Vierge Marie, de qui le poète William Wordsworth disait qu’elle est celle a donné à notre humanité entachée un brin d’espoir.

Cette célébration se déroule autour de deux thèmes que nous porterons tout au long de cette Année jubilaire : la miséricorde et la réconciliation.

On pourrait définir la miséricorde comme étant un geste de bonté  démesuré et non mérité qui dépasse la capacité normale des humains.


Notre monde a grand besoin de réconciliation. Le dialogue entre Dieu et Adam et Ève qui nous est raconté dans la première lecture, dans cet extrait  du livre de la Genèse que nous venons d’entendre, nous fait bien saisir  l’origine du mal qui est parmi nous.

Ce passage qui relate ce qui est advenu après qu’Adam et Ève eurent mangé du fruit défendu, se lit comme un drame judiciaire. Le Créateur de l’univers se manifeste à nos premiers ancêtres dans le jardin et leur demande des comptes. Les coupables tentent de se cacher, d’éviter Dieu. Dieu appelle Adam. Celui-ci demeure évasif. Il a peur et il a honte. Il se sent nu devant son Créateur, malgré ses efforts pour se dissimuler.

Dieu ne cherche pas à faire peur, mais plutôt à faire prendre conscience :   Qui donc t’a dit que tu étais nu ? Dieu donne une occasion à  Adam d’avouer sa faute : Aurais-tu mangé du fruit de cet arbre ?

Adam cherche à justifier son geste et à  jeter le blâme sur quelqu’un d’autre, d’abord sur Dieu qui lui a donné une femme et ensuite sur la femme pour lui avoir donné ce fruit à manger. Malgré tout, Adam admet avoir mangé de ce fruit défendu. Dès lors, la relation des humains avec Dieu, et entre eux,  a été affectée.



Dieu se tourne vers la femme et lui pose la même question. Celle-ci cherche également à rejeter le blâme sur quelqu’un d’autre. Elle ne blâme pas Dieu mais le serpent. Elle rejette le blâme sur la ruse du serpent. Elle dit que le serpent l’a trompée. Elle avoue elle aussi qu’elle a mangé du fruit défendu.

Dieu prononce ensuite sa sentence. Il juge d’abord le serpent. Il annonce ensuite à la femme que c'est dans la peine qu’elle enfantera et à l’homme que c’est dans la peine qu’il tirera sa nourriture tous les jours de sa vie, que  c’est à la sueur de son front qu’il gagnera son pain. 

Ce jugement touche les points importants de la vie : le mariage et la sexualité, la naissance et la mort, le travail et la nourriture, la relation entre le monde des humain et le reste de la Création. Parce que l’humain désobéit à la loi de Dieu, la mort vient mettre fin à la vie sur terre. Un désordre est venu s’établir parmi la Création.

Le péché présente tout un défi pour la réconciliation entre Dieu et l’humanité.  Pourtant les propos de Dieu annonçant une hostilité entre la femme et le serpent sont signes précurseurs  d’une réconciliation à venir et constituent un genre de protévangile, de Bonne Nouvelle. Dieu tient à ce que les choses n’en restent pas là lorsqu’il s’agit du péché. Cela est dû à la grande tendresse de Dieu comme nous le dit le pape François.



Le plan de Dieu est de nous guérir des blessures du péché originel. Voilà pourquoi in envoie l’ange Gabriel auprès de Marie. Elle est la Vierge que Dieu a préservée de tout mal, celle qui sera à l’origine de la phase définitive de l’histoire du salut. Dieu le Tout-Puissant envoie son archange Gabriel, dont le nom qui signifie ‘force de Dieu’,  et attend la réponse de cette jeune fille, toute innocente, qui vit dans un tout petit village presque insignifiant en Israël. Et Marie a répondu ‘oui’ à cette extraordinaire miséricorde de Dieu.

Parmi ses nombreux titres, on dit de Marie qu’elle est la seconde Ève, celle qui a donné lieu à une seconde chance à cette humanité déchue. Marie porte également le titre de ‘Mère de  la Miséricorde’.



Marie entreprend ensuite un long trajet pour se rendre chez Élisabeth, sa cousine qui, malgré son âge avancé, attend elle aussi un enfant. Celle qui était stérile sera la mère du précurseur du Messie. C’est ainsi que Marie, celle qui a été bénite de la miséricorde de Dieu, s’est faite elle aussi miséricordieuse.                                                                                             

Comme je le disais la lettre pastorale que j’ai écrit pour l’Année de la Miséricorde, Dieu nous invite tous à nous faire nous-mêmes miséricordieux. La miséricorde, nous la recevons de Dieu et nous devons la passer aux autres.



‘ Le pape François nous demande de faire deux choses cette année : célébrer et expérimenter la miséricorde de Dieu dans le sacrement de Réconciliation par une confession personnelle bien préparée et accomplir des œuvres de miséricorde, des œuvres de miséricorde corporelles pour aider les personnes dans le besoin et des œuvres de miséricorde spirituelles afin de raviver l’âme et l’esprit.   

Dans le sacrement de Réconciliation, nous faisons l’expérience de l’amour miséricordieux de Dieu. Cette rencontre apporte guérison, paix et joie.  En faisant nous-mêmes l’expérience de la tendresse du pardon de Dieu, nous voudrons partager ce cadeau avec les autres.’



Dans sa lettre aux Éphésiens, saint Paul  parle également de miséricorde reçue et partagée. Dans sa grande miséricorde, Dieu nous a choisis afin que nous participions à sa mission de salut en nous faisant nous-mêmes miséricordieux. En lui, (le Christ Jésus), il nous a choisis avant la création du monde, pour que nous soyons, dans l’amour, saints et irréprochables sous son regard.’



Dans les Écritures il est écrit qu’Ève est ‘la mère de tous les vivants.’ Dans la tradition de l’Église, Marie est appelée la ‘Mère de tous les justes, de tous les sauvés.’ Grâce au don de Dieu, Marie surpasse de loin toute autre créature, sur terre et dans les cieux. Mais étant de la race d’Adam, Marie est également unie à nous tous qui avons besoin d’être sauvés.  En effet, Marie est la Mère de tous les membres qui composent le corps du Christ.

Marie est pour nous tous, modèle de foi et de charité. Réjouissons-nous aujourd’hui avec elle, avec celle qui la première a accueilli la miséricorde de Dieu et s’est empressée de la transmettre aux autres. 

En cette Année jubilaire, n’hésitons pas nous aussi à suivre les pas de Marie,  à accueillir la miséricorde de Dieu et à la transmettre aux autres en accomplissant des œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles. C’est la grâce que je vous souhaite. Amen.




Thursday, December 10, 2015

Father Donald Beaudois was Jesuit Educator, Pastor and Preacher


Father Donald Francis Beaudois, S.J. died on December 8, 2015 at René Goupil House, the Jesuit Infirmary in Pickering, ON. He was in his 90th year and in religious life for 70 years.

Donald Beaudois was born in Inverness, Nova Scotia on November 5, 1926. The family moved to Winnipeg, MB and Don studied at St. Paul’s High School. He entered the Society at Guelph on September 8, 1947. After novitiate and juniorate, he did the usual philosophy studies at the Jesuit Seminary in Toronto, and a three-year regency at Campion High School, Regina, SK. He was ordained by James Cardinal McGuigan in Toronto on June 22, 1958 and later did tertianship at Port Townsend, Washington.

Father Beaudois was appointed to Guelph in 1960, as assistant to the master of novices and was responsible for the coadjutor novices. In 1964, he moved to the new Brebeuf High School, Willowdale, ON. There he taught chemistry, general science, Latin and Greek for 19 years.
 In 1983, Father Beaudois accepted an assignment to St. Pius X Parish in St. John’s, NL where for five years he was the associate pastor before becoming pastor.

In 1992, Father Beaudois moved to the LaStorta Jesuit Residence in Pickering, ON while ministering at Martyrs’ Shrine during the summer open season. In 1997, he became Director of Martyrs’ Shrine for a two-year period. After a sabbatical, he returned to Pickering, this time to engage in pastoral ministry in local parishes; in summers he continued a long-time association with a parish in New York State.

As a teacher, Don is remembered by his students as tough and demanding; students respected him for this. They recall having to memorize the Periodic Table of Elements in his class. Fr. Don amazed people with his pastoral zeal, vigour and energy, even in old age. A no-nonsense type of person, he carefully prepared homilies and talks and delivered them in a strong voice. He enjoyed singing parts of the Mass. He possessed a sharp memory and remembered well many events in the life of his Jesuit Province.

For Father Beaudois, his priestly vocation was the bedrock of his entire life, in action, in rest, and in the diverse expressions of daily life. The decline in his health was rapid, which led to his move to the Jesuit infirmary in the summer of 2014.

* * * * *

There will be visitation December 10, 2015 from 2-4 PM at Rosar-Morrison Funeral Home (Sherbourne and Wellesley Streets, Toronto), followed by visitation from 7-9PM at Loyola Chapel, Manresa Retreat House, Pickering (Prayer Service at 8PM).  

The Funeral Mass will be on Friday, December 11 at 11AM in Loyola Chapel, Manresa Retreat House, Pickering  (with reception afterwards).  Burial at 2:30 PM in the Jesuit Cemetery, Guelph, ON.


Friday, November 27, 2015

Conference on the Family at Dominican University College

Last weekend,  Ottawa's Dominican University College held a Conference to follow up on the Synod of Bishops 2015 on the challenges facing families in our time.  

Entitled "The Synod and My Family", the gathering offered major presentations, numerous workshops in English and French and Mass on Saturday at which I presided; my homily in French follows.  
The photos show the range of activities.


Conférence sur la famille, Collège universitaire dominicain
La fête de la Présentation de Marie—21 novembre, 2015
[Textes: Zacharie 2, 14-17; Psaume 45 (44); Matthieu 12, 46-50]


La messe de clôture du Synode des évêques sur la vocation et la mission de la famille dans l'Église a eu lieu il y a un mois déjà. Maintenant, les catholiques du monde entier attendent l’enseignement du pape qui suivra et qui guidera l’Église sur la voie à suivre dans sa pastorale familiale.

Nous connaissons tous les principales questions sur lesquelles les membres du synode ont dû se pencher : séparation; divorce et remariage même parmi les catholiques; redéfinition du mariage dans certains pays pour inclure le « mariage de même sexe » et changements dans les règles d’adoption; l’instabilité et les brisures familiales; les changements dans la vie des enfants; les familles reconstituées, et cetera.



Les conséquences de ces réalités se font sentir dans nos paroisses et nos écoles. Parents et enfants ont souvent à composer avec des situations familiales particulières. Le thème que nous avons choisi pour la présente année pastorale continue dans la voie de l’an dernier au sujet de la famille et ajoute le concept de la miséricorde – compassion qui découle de l’Année de la Miséricorde que toute l’Église est appelée à vivre à l’invitation du pape François.

Nous avons formulé notre thème en ces mots « La famille : foyer d’amour et de miséricorde » (The Family: Home of Love and Mercy). Le texte des écritures que nous avons choisi pour accompagner notre thème est : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux » (Luc 6, 36) : Be merciful as your heavenly Father is merciful » (Luke 6.36).


Notre cœur est attristé devant les situations difficiles que vivent certaines familles et notre désir est de les aider. Dans l’Église catholique, nous disons depuis toujours que la famille constitue une « église domestique ». En effet, les premiers chrétiens se réunissaient dans des maisons privées, qui devenaient de petits lieux de culte, des « églises domestiques ». 

La foi catholique est d’abord une affaire de famille. Au début, Dieu créa l’homme et la femme, afin qu’ils deviennent une seule chair. Il commanda à nos premiers parents : « Soyez féconds et multipliez-vous… » Dieu créa d’abord la famille! Lorsque le péché vint entacher sa Création, Dieu vint nous sauver en se servant de la Sainte Famille.

Un personnage-clé de la Sainte Famille est Marie dont nous fêtons aujourd’hui la fête de la présentation au temple, un mystère que nous retrouvons illustré dans des vitraux, des tableaux et des écrits poétiques, mais non dans le témoignage des saintes écritures. Malgré ce fait, les chrétiens ont vu dans la prophétie que la « Fille de Sion » allait être bénie par la présence de Dieu au milieu du peuple d’Israël, un présage qu’elle porterait en son sein le Sauveur du monde, notre Seigneur Jésus-Christ, et qu’elle expérimenterait cette réalité dès son jeune âge alors que ses parents verraient à sa consécration à Dieu. L’évangile nous rappelle que la vraie famille de Jésus est formée de ceux et celles qui s’engagent à faire la volonté de son Père. Nous sommes, en réalité ou potentiellement, des fils et filles de Dieu et, par adoption, soeurs et frères de Jésus.


La présentation de Marie est célébrée à Jérusalem depuis le 6e siècle. Une église en honneur à ce mystère y a d’ailleurs été construite. L’Église orientale portait alors plus d’attention à cette fête, mais celle-ci a fait son apparition en Occident au 11e siècle. Quoique cette fête se retrouvait alors au calendrier de façon sporadique, elle devint une fête de l’Église universelle dès le 16e siècle.

Tout comme pour la naissance de Marie, nous prenons connaissance de sa présentation au temple que dans la littérature apocryphe. Dans un texte que nous reconnaissons comme non documenté historiquement, le Protoevangelium de Jacques mentionne le fait que Anne et Joachim ont offert Marie à Dieu au temple alors qu’elle était âgée de trois ans. Ils accomplissaient ainsi une promesse faite à Dieu alors qu’Anne n’avait pas encore d’enfant.

Même si elle ne peut être prouvée historiquement, la présentation de Marie a un important objectif théologique. Elle continue l’impact des fêtes mariales qui gravitent autour d’elle : la fête de l’Immaculée-Conception (8 décembre) et la nativité de Marie (8 septembre). Elle met l’accent sur la sainteté conférée à Marie depuis le tout début de sa vie terrestre, sainteté qui se poursuit durant son enfance et pour le reste de sa vie.



Il est difficile pour certains de nos contemporains d’apprécier pleinement la portée d’une fête comme celle-ci. Pourtant, les Orientaux l’embrassaient avec vigueur et insistaient sur sa célébration, car elle mettait l’accent sur une importante vérité au sujet de Marie: elle a été consacrée à Dieu depuis le tout début de sa vie.

Elle est devenue un temple plus grand que tout temple érigé de mains humaines. Dieu est venu habiter en elle de façon merveilleuse et l’a sanctifiée pour ce rôle tout à fait unique qui fût le sien dans ce grand projet de salut de Dieu. De même façon, la magnificence de Marie enrichit ses enfants. Eux, aussi, sont temple de Dieu et sanctifiés afin de partager et bénéficier de l’oeuvre salvatrice de Dieu.



Alors que nous poursuivons notre célébration eucharistique au coeur de cette conférence sur la famille, remercions tous ces parents, toutes ces mères et ces pères, qui donnent vie à ces nombreuses églises domestiques dans lesquelles la foi est vécue et transmise. Dans l’archidiocèse d’Ottawa, nous sommes tous appelés à passer à l’action, à faire tout ce que nous pouvons pour aider les couples qui osent s’engager dans l’aventure du mariage et à fonder une famille, aider à préparer les couples de fiancés, aider les parents qui accueillent un enfant, accompagner les jeunes mariés, et orienter les familles qui connaissent des difficultés vers de bons services d’aide.

Je suis reconnaissant envers le Collège universitaire dominicain qui est l’hôte de cette conférence organisée afin de nous permettre de réfléchir sur le Synode sur la famille. J’espère que cet événement puisse nous servir de stimulus afin de recevoir l’enseignement magistral du pape François qui sera le fruit de cette rencontre universelle et qu’une fois reçu, nous puissions le mettre en pratique.



Evêque de Whitehorse - New Bishop of Whitehorse, Yukon




Today, His Holiness Pope Francis appointed Reverend Héctor Vila, currently Rector of Redemptoris Mater Seminary in Toronto as Bishop of the Diocese of Whitehorse (Yukon).

Congratulations, Your Excellency!

Aujourd’hui,Sa Sainteté le pape François a nommé le Rév. Héctor Vila comme évêque du diocèse de Whitehorse (Territoires du Yukon). Il est présentement recteur du Séminaire Redemptoris Mater de Toronto.


Félicitations, Excellence!

Thursday, November 12, 2015

Bishop Marcel Damphousse Named to the Sault Sainte-Marie Diocese


Today, His Holiness Pope Francis appointed The Most Reverend Marcel Damphousse as Bishop of the diocese of Sault Ste-Marie. 

He is currently Bishop of the neighouring diocese to Ottawa, that  of Alexandria-Cornwall. 

Congratulations and best wishes, + Marcel: our prayers accompany you in your new mission!


Aujourd’hui,  Sa Sainteté le pape François a nommé S. E. Mgr Marcel Damphousse comme évêque du diocèse de Sault Ste-Marie (Ontario).  

Il est présentement évêque du diocèse avoisinant le notre d'Ottawa, Alexandria-Cornwall.

Meilleurs vœux, Excellence : nos prières vous accompagnent dans votre nouvelle mission!


Wednesday, November 11, 2015

Jesuit Brother Leo Brady & Jesuit Father John E O'Brien Pass Away


Brother M. Leo Brady, S.J. passed away at the Rouge Valley Hospital, November 6, 2015 in his 97th year of life and 68th of religious life.

Leo followed his older brother, Brother Daniel Brady, S.J., into the Jesuit novitiate at Guelph.

After pronouncing first vows in 1950, Brother Leo began his long stay at Guelph first as carpenter and assistant gardener. Later, he took on the heavy responsibility of the farm which consisted of a large herd of cattle and pigs housed in a huge barn.

It was in 2001 that Brother Leo ended his long tenure of 50 years serving the Guelph community and moved to the Jesuit Infirmary in Pickering.

Visitation this evening, Wednesday, November 11, 2015 from 7:00 p.m. to 9:00 p.m. (with wake service at 8:00 p.m.) in St. Ignatius Chapel, Manresa-Jesuit Spiritual Renewal Centre, 2325 Liverpool Road North, Pickering, ON.

Mass of Christian Burial at 11:00 a.m. tomorrow, Thursday, November 12, 2015 at the same St. Ignatius Chapel. Burial in the Jesuit Cemetery Guelph Thursday, November 12th, 2:30 p.m.

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Father John Egli (Jack) O'Brien, S.J.

Father O’Brien died at René Goupil House (Jesuit Infirmary) Pickering, ON on Saturday, November 7, 2015, in his 92nd year of life and 71st in religious life.

Jack was born and grew up in Montreal, Quebec, attending Loyola High School and Loyola College. He entered the Society of Jesus in 1945 and was ordained a priest in 1957.

After studies at the University of Southern California, he became in 1965 the founding director of the Communication Studies Department at Concordia University.

He will be sadly missed by his family, colleagues and Jesuit confreres.

Evening Visitation will take place on Thursday, November 12, 2015 - 7:00 p.m. - 9:00 p.m., with a Wake service at 8:00 p.m. in St. Ignatius Chapel, Manresa-Jesuit Spiritual Renewal Centre, Liverpool Road North, Pickering, ON.

Additional Visitation will take place on Friday, November 13, 2015 – from 2:00 p.m. - 4:00 p.m. and 7:00 p.m. - 9:00 p.m. at Rosar-Morrison Funeral Home & Chapel, 467 Sherbourne Street (south of Wellesley).

The Mass of Christian Burial will be celebrated on Saturday, November 14, 2015 - 9:00 a.m. at Our Lady of Lourdes Church, 560 Sherbourne St., Toronto, ON. Burial will follow the same day in the Jesuit Cemetery Guelph, ON at 12:30 p.m.

There will also be a Memorial Mass on Saturday, November 28 at 10:30am at Loyola Campus of Montreal’s Concordia University in the Loyola College Chapel, 7141 Sherbrooke St. W., with a reception to follow in the Jesuit Conference Centre.

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In memory of Brother Brady and Father O’Brien, donations may be made to the Jesuit Development Office, 43 Queen's Park Crescent East Toronto, ON M5S 2 C3