Friday, November 27, 2015

Conference on the Family at Dominican University College

Last weekend,  Ottawa's Dominican University College held a Conference to follow up on the Synod of Bishops 2015 on the challenges facing families in our time.  

Entitled "The Synod and My Family", the gathering offered major presentations, numerous workshops in English and French and Mass on Saturday at which I presided; my homily in French follows.  
The photos show the range of activities.


Conférence sur la famille, Collège universitaire dominicain
La fête de la Présentation de Marie—21 novembre, 2015
[Textes: Zacharie 2, 14-17; Psaume 45 (44); Matthieu 12, 46-50]


La messe de clôture du Synode des évêques sur la vocation et la mission de la famille dans l'Église a eu lieu il y a un mois déjà. Maintenant, les catholiques du monde entier attendent l’enseignement du pape qui suivra et qui guidera l’Église sur la voie à suivre dans sa pastorale familiale.

Nous connaissons tous les principales questions sur lesquelles les membres du synode ont dû se pencher : séparation; divorce et remariage même parmi les catholiques; redéfinition du mariage dans certains pays pour inclure le « mariage de même sexe » et changements dans les règles d’adoption; l’instabilité et les brisures familiales; les changements dans la vie des enfants; les familles reconstituées, et cetera.



Les conséquences de ces réalités se font sentir dans nos paroisses et nos écoles. Parents et enfants ont souvent à composer avec des situations familiales particulières. Le thème que nous avons choisi pour la présente année pastorale continue dans la voie de l’an dernier au sujet de la famille et ajoute le concept de la miséricorde – compassion qui découle de l’Année de la Miséricorde que toute l’Église est appelée à vivre à l’invitation du pape François.

Nous avons formulé notre thème en ces mots « La famille : foyer d’amour et de miséricorde » (The Family: Home of Love and Mercy). Le texte des écritures que nous avons choisi pour accompagner notre thème est : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux » (Luc 6, 36) : Be merciful as your heavenly Father is merciful » (Luke 6.36).


Notre cœur est attristé devant les situations difficiles que vivent certaines familles et notre désir est de les aider. Dans l’Église catholique, nous disons depuis toujours que la famille constitue une « église domestique ». En effet, les premiers chrétiens se réunissaient dans des maisons privées, qui devenaient de petits lieux de culte, des « églises domestiques ». 

La foi catholique est d’abord une affaire de famille. Au début, Dieu créa l’homme et la femme, afin qu’ils deviennent une seule chair. Il commanda à nos premiers parents : « Soyez féconds et multipliez-vous… » Dieu créa d’abord la famille! Lorsque le péché vint entacher sa Création, Dieu vint nous sauver en se servant de la Sainte Famille.

Un personnage-clé de la Sainte Famille est Marie dont nous fêtons aujourd’hui la fête de la présentation au temple, un mystère que nous retrouvons illustré dans des vitraux, des tableaux et des écrits poétiques, mais non dans le témoignage des saintes écritures. Malgré ce fait, les chrétiens ont vu dans la prophétie que la « Fille de Sion » allait être bénie par la présence de Dieu au milieu du peuple d’Israël, un présage qu’elle porterait en son sein le Sauveur du monde, notre Seigneur Jésus-Christ, et qu’elle expérimenterait cette réalité dès son jeune âge alors que ses parents verraient à sa consécration à Dieu. L’évangile nous rappelle que la vraie famille de Jésus est formée de ceux et celles qui s’engagent à faire la volonté de son Père. Nous sommes, en réalité ou potentiellement, des fils et filles de Dieu et, par adoption, soeurs et frères de Jésus.


La présentation de Marie est célébrée à Jérusalem depuis le 6e siècle. Une église en honneur à ce mystère y a d’ailleurs été construite. L’Église orientale portait alors plus d’attention à cette fête, mais celle-ci a fait son apparition en Occident au 11e siècle. Quoique cette fête se retrouvait alors au calendrier de façon sporadique, elle devint une fête de l’Église universelle dès le 16e siècle.

Tout comme pour la naissance de Marie, nous prenons connaissance de sa présentation au temple que dans la littérature apocryphe. Dans un texte que nous reconnaissons comme non documenté historiquement, le Protoevangelium de Jacques mentionne le fait que Anne et Joachim ont offert Marie à Dieu au temple alors qu’elle était âgée de trois ans. Ils accomplissaient ainsi une promesse faite à Dieu alors qu’Anne n’avait pas encore d’enfant.

Même si elle ne peut être prouvée historiquement, la présentation de Marie a un important objectif théologique. Elle continue l’impact des fêtes mariales qui gravitent autour d’elle : la fête de l’Immaculée-Conception (8 décembre) et la nativité de Marie (8 septembre). Elle met l’accent sur la sainteté conférée à Marie depuis le tout début de sa vie terrestre, sainteté qui se poursuit durant son enfance et pour le reste de sa vie.



Il est difficile pour certains de nos contemporains d’apprécier pleinement la portée d’une fête comme celle-ci. Pourtant, les Orientaux l’embrassaient avec vigueur et insistaient sur sa célébration, car elle mettait l’accent sur une importante vérité au sujet de Marie: elle a été consacrée à Dieu depuis le tout début de sa vie.

Elle est devenue un temple plus grand que tout temple érigé de mains humaines. Dieu est venu habiter en elle de façon merveilleuse et l’a sanctifiée pour ce rôle tout à fait unique qui fût le sien dans ce grand projet de salut de Dieu. De même façon, la magnificence de Marie enrichit ses enfants. Eux, aussi, sont temple de Dieu et sanctifiés afin de partager et bénéficier de l’oeuvre salvatrice de Dieu.



Alors que nous poursuivons notre célébration eucharistique au coeur de cette conférence sur la famille, remercions tous ces parents, toutes ces mères et ces pères, qui donnent vie à ces nombreuses églises domestiques dans lesquelles la foi est vécue et transmise. Dans l’archidiocèse d’Ottawa, nous sommes tous appelés à passer à l’action, à faire tout ce que nous pouvons pour aider les couples qui osent s’engager dans l’aventure du mariage et à fonder une famille, aider à préparer les couples de fiancés, aider les parents qui accueillent un enfant, accompagner les jeunes mariés, et orienter les familles qui connaissent des difficultés vers de bons services d’aide.

Je suis reconnaissant envers le Collège universitaire dominicain qui est l’hôte de cette conférence organisée afin de nous permettre de réfléchir sur le Synode sur la famille. J’espère que cet événement puisse nous servir de stimulus afin de recevoir l’enseignement magistral du pape François qui sera le fruit de cette rencontre universelle et qu’une fois reçu, nous puissions le mettre en pratique.



Evêque de Whitehorse - New Bishop of Whitehorse, Yukon




Today, His Holiness Pope Francis appointed Reverend Héctor Vila, currently Rector of Redemptoris Mater Seminary in Toronto as Bishop of the Diocese of Whitehorse (Yukon).

Congratulations, Your Excellency!

Aujourd’hui,Sa Sainteté le pape François a nommé le Rév. Héctor Vila comme évêque du diocèse de Whitehorse (Territoires du Yukon). Il est présentement recteur du Séminaire Redemptoris Mater de Toronto.


Félicitations, Excellence!

Thursday, November 12, 2015

Bishop Marcel Damphousse Named to the Sault Sainte-Marie Diocese


Today, His Holiness Pope Francis appointed The Most Reverend Marcel Damphousse as Bishop of the diocese of Sault Ste-Marie. 

He is currently Bishop of the neighouring diocese to Ottawa, that  of Alexandria-Cornwall. 

Congratulations and best wishes, + Marcel: our prayers accompany you in your new mission!


Aujourd’hui,  Sa Sainteté le pape François a nommé S. E. Mgr Marcel Damphousse comme évêque du diocèse de Sault Ste-Marie (Ontario).  

Il est présentement évêque du diocèse avoisinant le notre d'Ottawa, Alexandria-Cornwall.

Meilleurs vœux, Excellence : nos prières vous accompagnent dans votre nouvelle mission!


Wednesday, November 11, 2015

Jesuit Brother Leo Brady & Jesuit Father John E O'Brien Pass Away


Brother M. Leo Brady, S.J. passed away at the Rouge Valley Hospital, November 6, 2015 in his 97th year of life and 68th of religious life.

Leo followed his older brother, Brother Daniel Brady, S.J., into the Jesuit novitiate at Guelph.

After pronouncing first vows in 1950, Brother Leo began his long stay at Guelph first as carpenter and assistant gardener. Later, he took on the heavy responsibility of the farm which consisted of a large herd of cattle and pigs housed in a huge barn.

It was in 2001 that Brother Leo ended his long tenure of 50 years serving the Guelph community and moved to the Jesuit Infirmary in Pickering.

Visitation this evening, Wednesday, November 11, 2015 from 7:00 p.m. to 9:00 p.m. (with wake service at 8:00 p.m.) in St. Ignatius Chapel, Manresa-Jesuit Spiritual Renewal Centre, 2325 Liverpool Road North, Pickering, ON.

Mass of Christian Burial at 11:00 a.m. tomorrow, Thursday, November 12, 2015 at the same St. Ignatius Chapel. Burial in the Jesuit Cemetery Guelph Thursday, November 12th, 2:30 p.m.

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Father John Egli (Jack) O'Brien, S.J.

Father O’Brien died at René Goupil House (Jesuit Infirmary) Pickering, ON on Saturday, November 7, 2015, in his 92nd year of life and 71st in religious life.

Jack was born and grew up in Montreal, Quebec, attending Loyola High School and Loyola College. He entered the Society of Jesus in 1945 and was ordained a priest in 1957.

After studies at the University of Southern California, he became in 1965 the founding director of the Communication Studies Department at Concordia University.

He will be sadly missed by his family, colleagues and Jesuit confreres.

Evening Visitation will take place on Thursday, November 12, 2015 - 7:00 p.m. - 9:00 p.m., with a Wake service at 8:00 p.m. in St. Ignatius Chapel, Manresa-Jesuit Spiritual Renewal Centre, Liverpool Road North, Pickering, ON.

Additional Visitation will take place on Friday, November 13, 2015 – from 2:00 p.m. - 4:00 p.m. and 7:00 p.m. - 9:00 p.m. at Rosar-Morrison Funeral Home & Chapel, 467 Sherbourne Street (south of Wellesley).

The Mass of Christian Burial will be celebrated on Saturday, November 14, 2015 - 9:00 a.m. at Our Lady of Lourdes Church, 560 Sherbourne St., Toronto, ON. Burial will follow the same day in the Jesuit Cemetery Guelph, ON at 12:30 p.m.

There will also be a Memorial Mass on Saturday, November 28 at 10:30am at Loyola Campus of Montreal’s Concordia University in the Loyola College Chapel, 7141 Sherbrooke St. W., with a reception to follow in the Jesuit Conference Centre.

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In memory of Brother Brady and Father O’Brien, donations may be made to the Jesuit Development Office, 43 Queen's Park Crescent East Toronto, ON M5S 2 C3

Friday, October 23, 2015

Archbishop’s 8th Charity Dinner: LIVING GOD'S MERCY & OURS:

Archbishop’s Remarks, Ottawa Conference & Event Centre
Wednesday, October 21, 2015


Your Excellencies,
Reverend Fathers,
Dear Sisters,
Dear Friends of the Archdiocese of Ottawa
My dear friends of those who are in need:

The Catholic world is praying for a meeting now taking place in Rome. The Synod of Bishops will conclude its deliberations on Sunday. Its theme is “The vocation and mission of the family in the church and the modern world.”

We know the issues well: separation, divorce, and remarriage even among Catholic couples; legislative change in the definition of marriage in some countries to include “same-sex marriage” and adoption; the breakdown in family life, new structures in child-rearing, blended families, et cetera. We see the effects of this in our parishes and in our schools. Adults and children are grappling with their own unique family situations. Our hearts go out to those who face such difficulties.

You can appreciate, then, why in the Archdiocese, we have taken as our theme for this Pastoral Year 2015–2016, “The Family: Home of Love and Mercy.” Children, families, parents and grandparents, siblings, uncles, and aunts crave a hearth where they can find love, affirmation, and support. But because families are also places where hurts occur, misunderstandings take place, and disappointments are common, family members do not find what they deeply yearn for. We need to help the family to be the locus of mercy, of healing, of renewal, of transformation.

Humbly aware that God alone is perfect, we must safeguard each person’s dignity. Every child should know that his identity, his value, is in being God’s handiwork and the adopted son or daughter of God (Romans 8.15; Ephesians 1.5). We have to distinguish between identity and behaviour. Couples, cherish each other. Children, obey and honour your parents (cf. Ephesians 6.1-3). Parents, correct your children’s misbehaviour, but do not anger them; leave their identity intact (cf. Ephesians 6.4; Colossians 3.21). Be kind always. When behaviour leads to offence, we must forgive and seek forgiveness. That is mercy.

So, in the Archdiocese, we have chosen to link the family not only with love, but also with mercy. Pope Francis has invited us to celebrate a Jubilee Year of Mercy from the Feast of the Immaculate Conception—December 8th—this year, until the Feast of Christ the King, in late November 2016.

The Scripture text we have chosen to accompany our pastoral year theme is taken from an early sermon by Jesus. He urges his followers to “Be merciful as your Father is merciful” (Luke 6.36).

In Matthew’s account of Jesus’ address, Jesus phrases his command slightly differently, when he calls his disciples to love their enemies, “Be perfect, he says, as your heavenly Father is perfect.” After all, who else is there to love after one has loved the enemy? The motivation to be “perfect” in love or to be “merciful” is grounded in the Father’s perfect and merciful love. He gives without measure.

God causes rain to fall on the crops of the righteous and the unrighteous and his sun to rise on the fields of the evil and the good (Matthew 5.45), so that each may reap a plentiful harvest. Jesus proclaims that God is kind “to the ungrateful and the wicked” and that is why we, too, should be merciful.



We are designing a Holy Door of Mercy for Notre Dame Cathedral. It will give expression to our desire to receive God’s mercy towards us and to share it with others. I hope you will make a pilgrimage to pass through the Holy Door, beginning December 12, perhaps with members of your parish, religious community, prayer group, fellow Knights of Columbus, Filles d’Isabelle, friends in the Catholic Women’s League, or other associations.

In a pastoral letter, I will shortly invite each of the faithful of the Archdiocese of Ottawa to perform, sometime during the Year of Mercy, one spiritual work of mercy and one corporal work of mercy. I will encourage each Catholic to celebrate the Sacrament of Reconciliation—to go to Confession—during the Year of Mercy.

Tasting God’s merciful love and forgiveness in the confessional or reconciliation room can be a great motivator for expressing mercy to others.

Performing the corporal works of mercy is frequently satisfying and gives us a sense of achievement. To feed the hungry and to give drink to the thirsty at the Hawkesbury Food Bank or St. Joseph’s Supper Table; to clothe the naked; to welcome the stranger; to shelter the homeless through the Catholic Centre for Immigrants, the St. Vincent de Paul Society, or Chez Mère Bruyère; to visit the sick and imprisoned; or to bury the dead through various outreach programs—all can touch us profoundly for the better. Compassion to others changes something in our hearts, in the core of our beings.


The spiritual works of mercy are less known and often harder to perform. They are: to instruct the ignorant; to counsel the doubtful; to admonish sinners; to bear wrongs patiently; to forgive offences willingly; to comfort the afflicted; to pray for the living and the dead. Yet these spiritual works of mercy often are very close to what is done through Kateri Native Ministries to support, heal and renew our aboriginal brothers and sisters or to what we do when we support the struggling parents of our young people, the children themselves, or our fellow workers, relatives, and friends.

One of the Pope’s many titles is the “Servant of the Servants of God.” Pope Francis continues to draw people to him. He humbles himself to go out to the margins. He meets and embraces those who are on the peripheries. He challenges us to do the same: go out to those who are hurting, lost, abandoned, or alienated, and bring them in. Serve them. Humbly remind them of their glorious identity in Christ. This is being a servant-leader.

The great Carmelite mystic and reformer St Teresa of Avila, whose feast was last Thursday, and the 5th centenary of whose birth we observe this year, wrote this prayerful reflection: “Christ has no body now on earth but yours; no hands but yours; no feet but yours. Yours are the eyes through which the compassion of Christ must look out on the world. Yours are the feet with which he is to go about doing good. Yours are the hands with which he is to bless His people.”

The life of a baptized Christian is not meant to be like a shooting star that lights up the world for a few minutes. We are to let our light shine forth every day. We care for our children. We get up and go to work, rendering service with enthusiasm, as to the Lord (Ephesians 6.7). We care for the needy whom God sets on our path. We share our means, our meals, our lives, and our love.


So, I leave you with this question. What can you do to be an example of merciful love and service, reflecting in some small way God’s love and mercy? Whom should you forgive? Of whom should you ask forgiveness? Who needs your kindness? If we seek them, God will provide us with opportunities to be merciful to others, as the heavenly Father has been and will be merciful to us.

« VIVRE LA MISÉRICORDE: LA NÔTRE ET CELLE DE DIEU »


Allocution de l’Archevêque au 8ième Souper-bénéfice de l’Archevêque
Archidiocèse d’Ottawa—Ottawa Convention & Event Centre
Le mercredi, 21 octobre 2015



Excellences,
Révérends Pères,
Chères Sœurs,
Chers membres et amis de l’Archidiocèse d’Ottawa
et chers amis de tous ceux et celles qui souffrent d’un besoin :

Tout le monde catholique porte dans la prière une rencontre qui a lieu à Rome à ce moment-ci, le Synode des évêques qui terminera ses délibérations dimanche prochain. Ce synode a pour thème « La vocation et la mission de la famille dans l’Église et le monde contemporain. »

Nous connaissons bien les enjeux : la séparation, le divorce, le remariage dans les couples catholiques; les changements législatifs qui affectent la définition du « mariage de personnes de même sexe » et l’adoption; les brisures au sein des familles, les nouvelles méthodes d’éducation des enfants, les familles reconstituées et encore plus. Nous en voyons les conséquences dans nos paroisses et dans nos écoles. Des adultes, comme des enfants, sont aux prises avec des situations familiales particulières. Nous sympathisons avec ceux et celles qui doivent faire face à des situations de ce genre.

Vous comprendrez donc, pourquoi l’archidiocèse a choisi comme thème pour l’année pastorale 2015-2016 « La famille, foyer d’amour et de miséricorde ». Les enfants, les familles, parents et grand-parents, soeurs et frères, oncles et tantes, brûlent d’envie pour un foyer où ils peuvent trouver amour, affirmation de soi et appui. Mais, puisque nos familles sont aussi des endroits où nous connaissons des blessures, la mésentente et la déception ne sont pas chose rare. Nous devons appuyer nos familles afin qu’elles puissent être des havres de miséricorde, de renouvellement, de transformation.

Conscients que Dieu seul est parfait, nous devons tous sauvegarder la dignité de chaque personne. Chaque enfant devrait reconnaître que son identité, sa valeur, repose dans le fait qu’il ou elle est oeuvre de Dieu et fille, fils adoptif de Dieu. (Rm 8,15; Ep 1,5). Nous devons faire la distinction entre l’identité et le comportement. Que les couples se chérissent l’un l’autre. Que les enfants soient respectueux et obéissants à l’égard de leurs parents. Que les parents corrigent les écarts de conduite de leurs enfants sans les irriter et en laissant leur identité intacte. (Ep 6,4; Col 3,21). Soyons toujours aimables. Quand des comportements mènent à l’offense, nous devons pardonner et savoir demander pardon. La miséricorde, c’est ça.


Dans notre archidiocèse, nous avons, donc, choisi de lier la famille, non seulement avec l’amour, mais, aussi, avec la miséricorde. Le pape François nous a invités à célébrer le Jubilé de la miséricorde qui s’étendra de la fête de l’Immaculée Conception – 8 décembre prochain – jusqu’à la fête du Christ-Roi, à la fin novembre 2016.

Le texte des écritures que nous avons choisi afin d’accompagner notre thème est tiré d’un des premiers sermons de Jésus où il exhorte ses disciples ainsi : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux » (Lc 6,36).

Matthieu nous rapporte le discours un peu différemment alors que Jésus demande à ses disciples d’aimer leurs ennemis. « Soyez donc parfaits, tout comme votre Père qui est au ciel est parfait. » En somme, qui reste-t-il encore à aimer, si nous avons aimé jusqu’à aimer nos ennemis? Notre motivation à être « parfait » en amour ou afin d’être « miséricordieux » est ancrée dans l’amour du Père, amour parfait et miséricordieux. Il donne sans mesure.

Dieu fait lever son soleil aussi bien sur les méchants que sur les bons, il fait pleuvoir sur ceux qui agissent bien comme sur ceux qui agissent mal (Mt 5,45), afin que chacun puisse bénéficier d’une abondante récolte. Jésus proclame que Dieu est bon « envers les ingrats et les méchants ». Voilà pourquoi, nous devons être miséricordieux à notre tour.

Nous sommes à concevoir une Porte sainte pour la cathédrale Notre-Dame. Elle sera l’expression de notre volonté de goûter à la miséricorde de Dieu et de la partager avec les autres. J’espère que vous ferez un pèlerinage afin de passer par la porte sainte à compter du 12 décembre. Peut-être pourriez-vous y venir avec votre paroisse, votre communauté religieuse, votre groupe de prière, en groupe de Chevaliers de Colomb ou de Filles d’Isabelle, avec des amies du Catholic Women’s League ou avec d’autres associations.

Dans une lettre pastorale qui paraîtra bientôt, j’inviterai tous les fidèles de l’archidiocèse à faire, durant l’année de la miséricorde, une oeuvre spirituelle et une oeuvre corporelle de miséricorde. J’encourage chaque catholique à célébrer le sacrement de la réconciliation — à se confesser — durant l’année de la miséricorde. Goûter à l’amour miséricordieux de Dieu et à son pardon, dans le confessionnal ou dans la salle de réconciliation, peut être une grande motivation afin d’être miséricordieux envers les autres à notre tour.

Souvent, nous ressentons une grande satisfaction et un sentiment d’accomplissement lorsque nous faisons des oeuvres corporelles de miséricorde. Nourrir les affamés et donner à boire aux assoiffés à la Banque alimentaire centrale de Hawkesbury ou à St. Joseph’s Supper Table; vêtir les personnes nues; accueillir les étrangers; donner un toit aux sans-abri par l’entremise du Centre catholique pour immigrants, la Société Saint-Vincent de Paul ou Chez Mère Bruyère; visiter les malades et les prisonniers; ou enterrer les morts par l’entremise de divers programmes communautaires — tout cela peut nous toucher profondément et nous rendre meilleurs. La compassion manifestée envers les autres change nos coeurs, à l’essence même de notre être.

Les oeuvres spirituelles de miséricorde sont moins connues et plus difficiles à accomplir. Ce sont : instruire les ignorants; affermir ceux qui doutent; corriger ceux qui font du tort aux autres; endurer les injures avec patience; pardonner les offenses et les mauvaises actions; réconforter les affligés; prier pour les vivants et pour les morts. Pourtant, ces oeuvres de miséricorde ressemblent bien à ce que fait Kateri Native Ministries afin d’appuyer, guérir et réaffirmer nos soeurs et frères autochtones et ce que nous faisons lorsque nous offrons notre soutien aux parents qui ont de la difficulté avec leurs jeunes, aux enfants eux-mêmes ou à nos collègues de travail, aux membres de notre famille et à nos amis.

Un des titres du pape, parmi tant d’autres, est « Serviteur des serviteurs de Dieu ». Le pape François continue d’attirer les gens vers lui. Il se fait humble et se tourne vers les marginalisés. Il rencontre et il embrasse ceux et celles qui vivent en marge de la société. Il nous lance le défi de faire de même; aller auprès de ceux qui souffrent, qui sont égarés, abandonnés ou rejetés, et les ramener auprès de nous. Nous mettre à leur service; leur rappeler humblement leur glorieuse identité en Jésus-Christ. C’est cela être un maître-serviteur.


La grande mystique carmélite et réformatrice Sainte-Thérèse d’Avila dont c’était la fête jeudi dernier et, pour laquelle nous célébrons cette année le 500e anniversaire de naissance, a écrit cette méditation : « Le Christ n’a pas de corps que le vôtre : pas de mains, pas de pieds sur terre que les vôtres. Vôtres sont les yeux avec lesquels il jette son regard de compassion sur le monde; vos pieds avec lesquels il marche en faisant le bien; vos mains par lesquelles il bénit son peuple ».

La vie du baptisé ne doit pas être comme une étoile filante qui n’illumine le monde que pour quelques minutes. Nous devons laisser notre lumière briller et éclairer à chaque jour. Nous nous soucions de nos enfants. Nous nous levons et allons au travail, nous servons avec enthousiasme, comme si nous servions le Seigneur. (Ep 6,7) . Nous prenons soin de ceux qui sont dans le besoin et que Dieu met sur notre route. Nous partageons nos biens, nos repas, nos vies et notre amour.

Je vous laisse avec cette question : que pouvez-vous faire afin d’être un exemple d’amour miséricordieux et de service, reflétant ainsi, un peu l’amour et la miséricorde de Dieu? À qui devriez-vous accorder votre pardon? À qui devriez-vous demander pardon? Qui a besoin de votre gentillesse? Si nous les cherchons, Dieu nous accordera l’occasion d’être miséricordieux envers les autres comme notre Père céleste a été, et continue d’être, miséricordieux envers nous.


Thursday, October 22, 2015

NET Canada—Les Équipes NET—Missioning Mass—Notre Dame Cathedral Basilica, Ottawa


Anticipated 27th Sunday of Ordinary Time (Year “B”)
Saturday, October 3, 2015

PREPARING CHASTELY FOR MARRIAGE

[Genesis 2.7ab, 8b, 18–24 [Psalm 128]; Hebrews 2.9–11; Mark 10.2–16]


 
Let’s talk about sex. Rarely do priests bring up this subject from the pulpit. But given how much ink it gets in the Bible, it’s an important subject to God, so it should be important to you how to do sex right.

We hear these scriptural readings on marriage and divorce as the eyes of the world turn toward the Vatican. There, tomorrow, Pope Francis will celebrate Mass with bishops from around the world to invoke God’s blessing on the Synod of Bishops on the family and evangelization.

The synod, which will run until October 25, has as its theme: “The vocation and mission of the family in the church and the modern world.” We know the issues well: separation and divorce among Catholic couples, breakdown in family life, new structures in child-rearing, blended families, and legislative changes worldwide in the definition of marriage to include “same-sex marriage” and adoption.

Jesus’ view on divorce is a widely-attested aspect of his teaching found in the New Testament (cf. Matthew 5.32; 19.6, 9; Mark 10.9; Luke 16.18; 1 Corinthians 7.11). However, Jesus’ teaching on marriage takes some study.

Jesus brought out the deeper sense of the Scriptures. Jesus pointed to God’s plan in creating man and woman, citing two texts from Genesis, 1.27 (“from the beginning of creation ‘God made them male and female’”) and 2.24 (“For this reason a man shall leave his father and mother and be joined to his wife, and the two shall become one flesh”).

Jesus grounded his teaching about marriage on the order of creation, God’s intention in creating human beings. In marriage, man and woman are “no longer two, but one flesh.” Jesus’ concluding remark, “what God has joined together, let no one separate” serves as the conclusion to the debate with his adversaries.

The high percentage of couples living together before marriage is of great concern to priests who help Catholics preparing for marriage these days. Not long ago, cohabitation was uncommon and was frowned upon by society. Today, cohabitation by couples planning marriage and common-law marriages are much more frequent. And there is less social stigma attached.

The world tells us that there are good reasons for having sex before marriage and living together. It’s convenient. It will save money. It’s a trial run to see whether the relationship will work out. Unfortunately, these are grave deceptions.

Sex before marriage and cohabiting are contrary to the witness the Lord Jesus expects of his disciples. Also, they don’t make good sense for relationships.

Recent studies have shown that, contrary to popular belief, couples who live together before getting married have higher rates of divorce and domestic violence. When compared with those who did not cohabit, those who lived together before marriage scored significantly lower in both quality of marital communication and satisfaction in intimacy.

There is an even bigger picture than your happiness and your success as a couple. God certainly loves you as an individual, but His perspective spans generations and nations. What you decide today will have profound consequences in eternity.



Roman Catholic teaching sees in marriage a “covenant by which a man and a woman establish between themselves a partnership of their whole life and which of its own very nature is ordered to the well-being of the spouses and to the procreation and upbringing of children” (canon 1055).

Generosity, self-restraint, and good communication are needed for a good marriage and must be cultivated beforehand. Living chastely during one’s engagement teaches a couple many things about each other, can draw them closer together, and may even reveal to them that they are not ready for Christian marriage.

The sacrament of marriage places the couple under a seal, within the walls of God’s protection. Marriage vows give God permission to mature the couple, to place angels at the doors of their home, and to soften their hearts when there are conflicts. God can keep the temptation of infidelity at a distance. He can bless them with health and prosperity. As the two have become one flesh, Jesus’ salvific work now operates in and through the couple.

In contrast, the cohabiting or unchaste couple have said “no” to God’s plan, effectively refusing His Providence and His protection, opening themselves up to all kinds of spiritual attacks.

When the married couple conceives a child, that new life has God’s hedge of protection around him. The child is within the defences of his parent’s covenant with each other and with God.

In contrast, the child conceived outside of marriage is exposed to spiritual attack. God loves that child no less, but He will not provide the protection that comes from the sacrament of marriage when his parents have refused it.

You are here, I imagine, because you know that every Christian is called to be an evangelist. You have received the Good News that your sins have been forgiven by Christ’s sacrifice on the Cross in your place. You want to share that Good News with others, so that they, too, can follow Christ right into heaven. But you have probably heard the expression, “You may be the only Gospel some people will ever read.” If your life does not witness to the Gospel, your words will have no effect.

Starting with your children. In a few years, and they will come faster than you think! In a few years, you will want to tell your children to be chaste and not to cohabit before marriage. I’ll give you three guesses what they will ask. “Were you and Mom chaste?” “Did you and Dad cohabit?” Nothing you will say after that will carry the same weight as your answers to those two questions. Nieces, nephews, and neighbours will also emulate you.

Then will come your grandchildren. And their children. Your decision today will affect generations.

God frequently uses the marriage covenant as the model for us to understand his covenant with Him. The Church is the Bride of Christ. He is the bridegroom. It’s explicitly in Psalm 19, in Isaiah, in the synoptic Gospels and in the Book of Revelations. No wonder Satan despises this sacrament and seeks to despoil it. He does not want the nations to be evangelized by your marriage!

To accept Jesus’ teaching on divorce and marriage is counter-cultural today. To grasp that God’s plan is natural marriage, the blessed union of one man and one woman, is counter-cultural. It requires a conversion of heart, a rebirth, and continued compassion toward those with same-sex attraction, whom God loves no less.

Those struggling with the Church’s proclamation of Jesus’ teaching on marriage may take heart from the Epistle to the Hebrews. Its message tells those struggling to be good that “Jesus is not ashamed to call them brothers and sisters.”

Sex is a gift from God. It is so precious that He has even told us how to do it right.

Let us pray for people who struggle with sexual purity and those whose families are not under His Grace. Let us pray that even those in serious sin know they are precious in God’s eyes and the mercy of God is available to them. And let us pray that the Synod members will discern wise paths to assist the Church with all who seek the grace of God to live as Jesus would have us live.